Youtube : un phénomène pas comme les autres

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On connait tous Youtube. Pas forcément pour les mêmes raisons, car on trouve vraiment de tout sur cette plateforme, mais personne ne peut passer à côté de nos jours.

J’ai commencé à m’abonner à des chaînes Youtube et à suivre certains Youtubeurs il y a quelques années de cela. Au début, je cherchais du contenu, des bons plans, des avis et de la distraction. J’ai d’abord commencé à suivre des Youtubeuses beauté françaises comme EnjoyPhoenix. Puis un clic en entraînant un autre, j’ai découvert d’autres personnalités, notamment des Youtubeuses anglaises et américaines : Zoella, Tanya Burr ou les sœurs Fowler.

Rapidement, sont arrivés les Vlogs : le Youtubeur filme sa journée, comme si on était avec lui. Là, les Youtubeuses partagent leur vie privée et de fil en aiguille je me suis retrouvée à suivre leurs amis : PointlessBlogs, Jim Chapman..

Les Youtubeurs ont évolués avec le temps, et j’ai aussi changé de mon côté. Du coup mes goûts ne sont plus les mêmes qu’avant et j’ai maintenant bien du mal à regarder certaines vidéos.

Les deux problèmes majeurs de Youtube à mes yeux : la lassitude et le voyeurisme.

Lassitude car certains Youtubeurs que l’on voit depuis des années ont bien du mal à faire évoluer leur contenu. Les vidéos sont attendues d’avance, sans surprise, et on finit par ne plus les regarder. Les Youtubeurs qui arrivent à durer dans le temps sont ceux qui ont su évoluer avec leur audience, proposant de nouveaux contenus, prenant des risques et investissant dans des vidéos de qualité.

Le voyeurisme cette fois, est arrivé avec les Vlogs. Regarder des « daily vlogs » (comprenez vlogs quotidiens), en scrutant chaque pan de la vie privée du Youtubeur peut paraître anodin mais ce n’est quand même pas une activité très saine quand on se penche sur la question. On épluche leur intérieur, leur nourriture, leurs rapports aux autres, on s’identifie à eux, pire, on reproduit ce que l’on voit !

Quand je vois les files de plusieurs centaines de mètres lors de meeting de Youtubeurs, avec des ados en larmes en voyant leur idole, et des filles qui reproduisent les faits et gestes de leur Youtubeuse préférée, ça me fait un peu peur.

De mon côté, j’ai évolué en utilisant Youtube comme premièrement un moyen de me tenir au courant des nouveautés, et deuxièmement comme un incubateur sociologique.

J’ai toujours été passionnée de sociologie, et j’ai trouvé une chaîne qui est tournée dans ce sens : les SacconeJolys. A priori, il s’agit d’une chaîne de Vlogs comme les autres : une famille se filme au quotidien. La différence vient du fait que dès le début ils ont créés cette chaîne dans le but de laisser une trace sociologique : comment vit une famille londonienne au début des années 2000. A la différence de la grande majorité des autres chaînes de Vlogs, ils ne cherchent pas à filmer du sensationnel ni à pratiquer les activités les plus tendances. Ils filment leur quotidien de famille « normale ». On se reconnait dans ces vidéos et j’aimerais être la personne qui découvrira ce petit trésor dans 100 ans et qui pourra analyser nos comportements « d’avant ».

Au-delà du contenu à proprement parlé, il y a bien entendu la notion d’argent derrière Youtube. Ce concept est vraiment très flou mais quand on voit le train de vie des Youtubeurs, on imagine bien qu’ils gagnent très bien leur vie. Au-delà des vues et des abonnés qui rapportent de l’argent au Youtubeurs, se sont les partenariats qui représentent la plus grosse rentrée d’argent : une Youtubeuse va mettre en avant une marque de cosmétique, une autre va vanter les mérites d’un site de vêtements, un Youtubeur va recommander une marque d’appareil photos… La frontière entre une recommandation sincère et une recommandation payée est aujourd’hui bien fine. Et il n’y a aucune législation en France qui oblige un Youtubeur à préciser lorsqu’il est payé pour quelque chose.

Cette plateforme tourne donc à mon sens en un eldorado utopique: énormément de personnes lancent leur chaîne non pas pour partager des choses en quelles ils ou elles croient mais dans l’espoir de bien gagner leur vie « facilement » et d’être célèbre. C’est un objectif de vie bien maigre, qui changera à mon avis dans les années à venir.

En attendant, un chouette métier voit le jour : les agents de Youtubeur. Leur rôle ? Mettre en relation les Youtubeurs avec des marques, organiser des événements privés, les aider à réaliser des vidéos, et faciliter leur vie de manière plus générale. La plupart des agents sont aujourd’hui affiliés à des grandes chaînes télévisées, et se prennent des commissions tout comme les agents plus classiques du cinéma par exemple.

Si vous souhaitez vous lancer sur Youtube, mon conseil serait vraiment de réfléchir à un concept innovant, dont il n’existe pas déjà un million de chaînes, et surtout vous faire plaisir pour que la création de contenus ne devienne pas rapidement votre pire cauchemar !

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Passionnée par la culture et la nature ! Je partage avec vous des astuces, des pensées, des découvertes, des voyages et autres coups de cœur autour de la culture et du naturel.

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